François Guillaumat

 

 

Le racisme  comme  leurre de la démocratie sociale

 

On sait  que le "racisme"  est devenu  le prétexte  central  des soixante-huitards  pour imposer  leur pouvoir minoritaire  au peuple français  et l'exploiter  toujours  plus cruellement.  Mais  au nom de quoi  être raciste  justifie-t-il  qu'on vous traite en  pestiféré,  comme une sorte de  sous-homme ?  Ce n'est  quand même pas  parce que Robert Hue et son imitateur Chirac disent  "le racisme,  c'est très mal"  ou parce  qu'on l'a   vu à la télé  que l'antiracisme  est suffisamment  prouvé.  En fait  de penseurs et de moralistes,  on doit trouver  plus crédible  que de simples porte-parole,  ou les complices moraux  de multimillionnaires  en assassinats  et milliardaires  en esclaves.

L'argument  essentiel  revient à dire  qu'on ne juge pas les gens  d'après  la couleur de leur peau ;  qu'il faut être  complètement idiot  pour cela  et donc plouc,  demeuré,  sous-merde,  etc. 

La couleur,  pas plus  qu'aucune  des caractéristiques personnelles  qu'on ne peut pas  avoir choisies,  ne permet  évidemment pas  de juger  des qualités morales  d'une personne.  Et  qu'on puisse associer  quelqu'un  à un groupe quelconque  ne dit  rien non plus  de ses capacités individuelles.  Il est donc  — en effet —  irrationnel  de juger ainsi,  sur des fondements pareils.  Mais cette irrationnalité-là,  comment  l'appelle-t-on  du point de vue  moral ? 

Cela  s'appelle  juger  les gens  sur des critères  non pertinents ;  le vice  en étant  que dans la décision,  les critères  qui ne sont pas pertinents  annulent  l'effet  de considérations  qui,  elles,  le seraient.  Comme l'a pu constater  quiconque  a étudié  ne serait-ce  qu'une seule décision  dite  "publique",  la décision,  le jugement  qui se fondent  sur des critères  sans pertinence  et qui méprisent  ceux qui en ont  sont irrationnels  et de ce fait  immoraux. 

Alors,  voilà !  Voilà donc  prouvé  que le racisme  est épouvantablement criminel,  et qu'on a  bien raison  de le réprimer.

Mais justement,  c'est cela  qui n'est pas établi :  prendre  de mauvaises décisions,  porter  de faux  jugements  par faiblesse morale  et intellectuelle  est en soi  vicieux,  mais  est-ce  criminel ?.  Les vices  ne sont pas  des crimes :  comme toutes sortes d'autres raisons d'en commettre,  le vice  peut inspirer  le crime,  mais il  ne le constitue pas :  il n'y a crime  que si  il y a  violation du Droit légitime  de quelqu'un.

En quoi  consiste  ce Droit  légitime ?  Le seul  qui soit  rationnellement  défendable  est fondé  sur ce principe,  universel  et cohérent :  vous avez  le Droit  de faire  ce que vous voulez  avec ce que vous n'avez  jamais pris  à un autre  sans son consentement.  C'est  la violation  de cette propriété naturelle  qui constitue  le crime  ou le délit.  En sa présence il y a toujours  crime ou délit,  et sans elle  il ne saurait  y avoir  ni crime  ni délit.

Conséquence  de  cette définition  du Droit naturel,  — bien sûr contraire  au pseudo-droit  socialiste  mais  seule défendable  en raison :  tant  qu'il n'inspire  aucune violation  physique  de la possession  légitime  de quiconque,  le racisme  n'est pas,  et ne peut pas être  un crime  ni un délit  et de ce fait  ne constitue pas  un sujet  de préoccupation  légitime  de la politique.

Quand  vous refusez  d'échanger  avec quelqu'un  sous le douteux  prétexte  qu'il est  bleu ou vert  — sur la juste  propriété  de quelqu'un  qui n'a formulé  aucune  exigence contraire —  c'est  par définition  du Droit  que vous  en avez  le Droit.  Et c'est celui  qui veut  vous forcer  ou vous punir  à ce propos  qui commet  une injustice  contre vous.

Si vous dites  du mal  des Martiens  ou des Vénusiens  avec des moyens  que vous n'avez pas volés,  sur la propriété  de qui ne s'y oppose pas,  vous avez  sûrement tort mais c'est  irréfutablement  que vous êtes  dans votre Droit. 

C'est  donc un leurre  que de faire  du racisme  en soi un crime  ou un délit,  objet légitime  de l'action publique  et du débat politique.

On objectera  avec raison  que le racisme  est un vice,  et que tout le monde a  le devoir  de faire régner chez soi  l'ordre moral.  C'est indiscutable ;  l'inconvénient,  pour les hommes  de l'Etat  démocrate-social  c'est qu'eux-mêmes  n'ont aucun titre,  ni moral  ni juridique,  à imposer quelque  ordre moral  que ce soit  et qu'en outre,  ils sont  par nature  incapables  le faire. 

Aucun titre moral  parce que  leur socialisme  ne peut  en aucun cas  être moins immoral  que le racisme.  En effet,  le vice  du racisme  est seulement  de prendre en compte  des faits  non pertinents,  alors que c'est  le caractère pervers  de ses choix  qui caractérise  le vice  du socialisme.  Comme il vole — nécessairement —  des producteurs  au profit  d'agresseurs  et de parasites sociaux,  il punit le bien  parce  qu'il est le bien  et récompense le mal  parce qu'il est le mal :  La définition même  d'un principe  pervers.

Aucun titre juridique  parce que  les hommes de l'Etat  ne sont pas  les propriétaires  légitimes.  Ils ne sont  que les usurpateurs,  à titre  révolutionnaire  et socialiste,  du pouvoir social  des propriétaires naturels,  producteurs  et chefs de famille.  La conséquence  — et la preuve —  est qu'au lieu  de faire régner la morale  ils développent  tous les vices  dont,  tout particulièrement,  le racisme. 

Le socialisme  ne peut  que développer  le vice.  Car c'est  dans un régime  non socialiste,  c'est-à-dire  un régime  où personne  n'agresse  personne,  que les vicieux  ne peuvent l'être  qu'à leurs  dépens.  Si,  parce que  je n'aime pas  les Vénusiens,  je refuse d'acheter  les services  du Vénusien  de tout à l'heure,  alors  qu'ils sont  meilleurs  et moins chers,  c'est  à mes frais à moi  que je pratique  le racisme anti-vénusien.  Le régime  non socialiste,  où la solidarité  est régulée  par le consentement,  punit toujours  l'irrationnalité.  La responsabilité  régule le vice,  comme  tous les autres  aspects  de la société. 

C'est  en revanche  quand le socialisme  vole l'argent,  que certains  peuvent  forcer les autres  à payer  leurs erreurs  et leurs fautes.  C'est  ainsi que,  dans les administrations publiques  américaines,  perdure  un racisme  institutionnel  anti-blancs  qui a remplacé  le racisme  anti-noirs,  et que  les gouvernements européens,  avec l'argent volé  aux contribuables,  ont développé  cette extraordinaire  multiplicité  de racistes  anti-indigènes  que  nous pouvons observer  aujourd'hui.  Ce racisme-là  illustre  aussi que :

Le socialisme  développe  spécifiquement  le racisme,  parce qu'à la place  de l'échange volontaire,  où les différences  enrichissent  l'un et l'autre,  il impose  une relation forcée,  où "le profit de l'un  est la perte de l'autre"  [Montaigne],  la même différence  devenant  de ce fait  le prétexte d'une haine,  donc éventuellement  d'un racisme  qui est  sa création exclusive  et son pur produit.  Et comme il vole  tout le monde  pour redistribuer  à tout le monde ,  il pousse  chacun  à s'enrôler  dans un groupe  de pression,  afin de voler les autres  plutôt que  d'en être volé.  D'un racisme personnel  il fait  un racisme politique,  organisé  voire violent.

Certains  objecteront  que ma conclusion  est fallacieuse  parce qu'il existe  des crimes spécifiquement racistes.  

Encore une fois,  ce qu'on s'acharne  à faire  oublier,  que lorsqu'un crime  ou un délit raciste  est commis,  ce n'est pas  son racisme  qui en fait  un crime  ou un délit.   C'est le crime  qui fait le crime  et non  le motif  du crime,  ni la race  de la victime,  et pas davantage  l'arme du crime.

Si c'est  pour vous voler  que je vous assassine,  quel soulagement  n'est-ce pas  pour vous  que d'apprendre,  dans les spasmes  de votre agonie,  que le racisme  n'y était pour rien ! 

Si c'est  par haine de classe  ou par hostilité politique  que les hommes  de l'Etat  persécutent une minorité,  ce n'en est  pas moins  injuste  que si c'était  par haine de race.  Les Ukrainiens  massacrés  par Staline l'ont-ils  été  en tant que koulaks,  en tant  que nationalistes  ou en tant qu'Ukrainiens ?  Un Rothschild n'a-t-il pas  quitté la France  parce qu'il y était  persécuté  [je cite]  comme "riche  sous Miterrand"  après l'avoir été  comme "Juif  sous Pétain?

Ma conclusion,  donc,  demeure  que racisme  n'est pas  en soi  criminel,  et constitue  un leurre absolu  dans le débat  politique.  Mais à quoi  sert un leurre ?  A  détourner l'attention.  Car  ce qui n'est pas vrai  du racisme  en tant que tel,  à savoir  qu'il serait  criminel  par nature,  l'est  en revanche  du socialisme.   On a vu  qu'il ne peut  en aucun cas  être moins immoral  que le racisme.  Mais il faut  aller plus loin :  le socialisme  consiste  à nier  la propriété naturelle,  en commettant  systématiquement  des agressions  contre les biens  (dans ce qu'on a coutume  d'appeler  le "socialisme")  et contre  les personnes  (dans  ce qu'on  appelle communément  "communisme").  C'est donc  par essence,  par définition,  par  principe  et par vocation  que le socialisme  est criminel.

Et notamment,  le socialisme national  hitlérien,  le grand Satan,  la référence obligatoire  du racisme criminel,  a massivement volé,  esclavagisé,  déporté  des minorités  raciales,  en a  exterminé  par millions.  Mais on peut  être raciste  sans voler,  exploiter  voire toucher  ni même  gêner personne  alors qu'aucun Etat  ne peut piller,  esclavagiser,  chasser des innocents  de chez eux  et les assassiner  sans nier  leur propriété  naturelle  sur eux-mêmes  et sur leurs biens :  c'est-à-dire  sans être  socialiste. 

Et d'ailleurs,  même si  le socialisme national hitlérien  reste  un des exemples  les plus réussis  de criminalité socialiste,  d'autres socialismes  ont fait pire,  et tous  ne sont pas  morts et enterrés  depuis un demi-siècle.  Bien d'autres  socialismes  continuent de voler,  et d'esclavagiser  des milliards  d'hommes,  et  d'en assassiner  par dizaines  de milliers.

Par conséquent  ce n'est pas  leur motif  raciste  qui a fait des crimes  des crimes racistes  du socialisme hitlérien  mais  leur essence socialiste.  Et le fait essentiel  dont l'exécration officielle du racisme,  réel  ou supposé,  vise  à détourner notre attention  est bel et bien  que c'est le socialisme  qui est criminel  par nature,  et que  tous les affreux crimes d'etat  commis  depuis  le début  de ce siècle  sont des crimes  socialistes,  que le socialisme  a guidés  et prétendu,  soi-disant,  justifier.